Résumé 124


ADMINISTRATION DES CHIMIOTHÉRAPIES A DOMICILE : COMMENT EST PERÇUE LA PRESTATION DE LA PHARMACIE PAR LES PROFESSIONNELS DE SANTE ?

Thématique : Pharmacotechnie

Auteur(s) :
Penet Emilie (Pharmacie à Usage intérieur Centre Hospitalier 23000 GUERET) | Granat Charlotte (Pharmacie à Usage intérieur Centre Hospitalier 23000 GUERET) | Tredez Sophie (Pharmacie à Usage intérieur Centre Hospitalier 23000 GUERET) | Cerbelaud Nadège (Pharmacie à Usage intérieur Centre Hospitalier 23 000 GUERET) | Famin Mickaël (Pharmacie à Usage intérieur Centre Hospitalier 23 000 GUERET) | Touati Mohamed (Réseau HEMATOLIM Centre Hospitalier Universitaire Dupuytren 87 000 LIMOGES) |

Dans le cadre du dispositif ESCADHEM (Externalisation et Sécurisation de Chimiothérapie injectable A Domicile pour les HEmopathies Malignes) du réseau HEMATOLIM (Hématologie du Limousin), une convention de sous-traitance est en place depuis juin 2012 entre le service HAD du Centre de Rééducation et de Réadaptation Fonctionnelle (CRRF) de Noth et la Pharmacie à Usage Intérieur (PUI) du CH de Guéret. Cette dernière ayant en charge la préparation des chimiothérapies (plus de 400 préparations réalisées depuis 2012).

Afin d’évaluer la qualité de la prestation fournie par la PUI, une enquête satisfaction, via un questionnaire envoyé par voie postale, a été menée auprès :

  • du personnel de l’HAD (11 personnes) : 40 questions réparties en 2 parties (accueil et organisation, prestation).
  • des Infirmiers Diplômés d’Etat (IDE) libéraux, en charge de l’administration des chimiothérapies au domicile du patient (50 personnes) : 29 questions sur la prestation fournie.

La satisfaction pour chaque item est mesurée par une échelle d’évaluation.

73% du personnel de l’HAD ont participé à l’enquête et 42% des IDE libéraux.

Parmi les points jugés satisfaisants :

  • l’accessibilité de la PUI, son accueil téléphonique et la facilité à la contacter par téléphone ou fax.
  • la lisibilité de l’étiquetage de la préparation.
  • le conditionnement de la préparation : taille, sécurité face à un risque d’exposition et protection vis-à-vis de la lumière.
  • la lisibilité du plan d’administration fourni.
  • les documents de prise en charge du patient dans le cadre du dispositif.

D’autres items restent en revanche à améliorer :

  • les difficultés pour le personnel de l’HAD à stationner dans l’établissement.
  • la durée d’attente au guichet de la PUI.
  • l’absence d’indication du numéro de la cure sur l’étiquetage de la préparation.
  • la mauvaise connaissance par les IDE libéraux de la fiche « Précautions d’emploi et effets indésirables » spécifique à chaque molécule et remise au professionnel de santé lors de la première cure à domicile de chaque patient.
  • la non-transmission parfois de certains documents par la PUI, comme prévu dans le cadre du dispositif.
  • la mauvaise lisibilité de l’identité du patient sur la fiche de transport de la préparation.

 

Les résultats de cette enquête satisfaction, restitués auprès du personnel de l’HAD et transmis au coordonnateur régional du dispositif, sont globalement satisfaisants pour les deux populations sondées. Parmi les points à améliorer, certaines problématiques ont d’ores et déjà été résolues, comme l’accès au parking jouxtant la PUI ou la saisie informatique de l’identité du patient sur la fiche de transport. Ceux concernant l’accueil ont été intégrés dans le projet de restructuration de la PUI.

Ces résultats confirment également la bonne collaboration existant entre les deux structures dans le cadre de la prise en charge des patients sous chimiothérapie, collaboration qui sera amenée à se développer avec l’externalisation possible de nouvelles molécules anticancéreuses à domicile.

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