Résumé 128


Coût-efficacité d’un programme d’éducation thérapeutique sur les chimiothérapies orales par inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) chez les patients atteints de Leucémie Myéloïde Chronique (LMC).

Thématique : Pharmacoéconomie

Auteur(s) :
ARTUR-CORDIER Marion (Pharmacie CLCC Henri Becquerel Rouen) | CHAN HEW WAI Aurélie (Pharmacie Hôpital Saint-Louis Paris) | COCHARD Lucile (Pharmacie CHU de Caen Caen) | FONTOURA Marie-Laure (Hématologie CLCC Henri Becquerel Rouen) | LENAIN Pascal (Hématologie CLCC Henri Becquerel Rouen) | BLAZEJEWSKI Valérie (CLCC Henri Becquerel Rouen) | VARIN Rémi (Pharmacie CHU Rouen Rouen) | BASUYAU Florence (Pharmacie |CLCC Henri Becquerel Rouen) | DAOUPHARS Mikaël (Pharmacie CLCC Henri Becquerel Rouen) |

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  • Introduction

Le pronostic de la LMC s’est considérablement amélioré grâce au développement des inhibiteurs sélectifs de la tyrosine kinase (ITK). L’étude ADAGIO a démontré l’existence de mauvaise adhésion au traitement sous ITK. De plus, une corrélation existe entre adhésion médicamenteuse aux ITK et réponse moléculaire majeure (RMM). La compréhension du traitement est un élément majeur d’adhésion. L’un des outils possibles pour atteindre cette compréhension est l’éducation thérapeutique du patient (ETP).

Objectif: Au sein du CLCC, un programme d’ETP sur les ITK dans la prise en charge de la LMC est autorisé depuis 2011. Nous avons réalisé une étude rétrospective pharmaco-économique afin d’évaluer l’impact clinique de l’ETP sur la réponse aux ITK chez les patients atteints de LMC et en termes de recours aux soins.

  • Matériels et méthodes

Sur 12 mois de suivi, la population d’étude est constituée de 2 groupes de patients suivis au CLCC pour une LMC : groupe « Intervention » (n=18) (GI) : patients ayant bénéficié de séances d’ETP entre le Janvier 2013 et Aout 2015, et groupe « Témoins appariés » (n=18) (GT) : patients ayant bénéficié uniquement de la prise en charge usuelle, appariés au groupe « Intervention ». Le critère principal d’efficacité retenu est la RMM. Les coûts pris en compte sont : le coût du programme d’ETP, estimé en tenant compte du forfait annuel alloué par patient et les coûts liés aux recours aux soins « supplémentaires » (examens, consultations et hospitalisations supplémentaires). Le point de vue est celui de l’assurance maladie.

  • Résultats

Sur les 12 mois de suivi, le délai moyen d’obtention de la RMM est significativement plus court dans le GI (6,9 mois ± 3,8) que dans le GT (11,3 mois ± 2,1) (p<0,05). La durée moyenne de maintien de la RMM sur les 12 mois de suivi est significativement plus longue dans le GI (3,2 mois ± 3,5) que dans le GT (1,5 mois ±1,9) (p<0,05). Concernant les recours aux soins supplémentaires, les coûts sont significativement plus faibles dans le GI (3566€) que dans le GT (12709 €). Ainsi, 250 € investis (forfait annuel alloué/patient) dans l’ETP permettent d’économiser 508 € de recours aux soins et de réduire de 4,4 mois le délai d’obtention de la RMM dans la LMC.

  • Discussion/Conclusion

Ainsi, l’ETP s’avère bénéfique sur le plan clinique et économique dans la population étudiée. En renforçant les capacités d’adaptation au traitement par la mise en place de compétences et de processus d’adaptation, l’ETP réduit les coûts de recours aux soins tout en améliorant la réponse clinique au traitement.