Résumé 140


Etat des lieux des pratiques organisationnelles limitant le temps d’attente patient dans les hôpitaux de jour des centres de lutte contre le cancer

Thématique : Organisation hospitalière

Auteur(s) :
Basset Maud (Centre Jean Perrin 58 rue Montalembert 63000 Clermont-Ferrand) | Occhipinti Sandrine (Centre Jean Perrin 58 rue Montalembert 63000 Clermont-Ferrand) | Bertrand Claude (Centre Eugène Marquès. Rennes) | Vallence Catherine (Institut de cancérologie de Lorraine. Nancy) | Devys Catherine (Institut de cancérologie de l'ouest. Nantes- Angers) | Divanon Fabienne (Centre François Baclesse. Caen) | Fougereau Emmanuelle (Institut Paoli-Calmettes) | Delbey Stéphanie (Centre Oscar Lambert. Lille) | Puisset Florent (Oncopole. Toulouse) | Rey Jean-Baptiste (Institut Jean Godinot. Reims) | Pinguet Frédéric (ICM Val d'Aurelle. Montpellier) | Ferry Isabelle (Institut Curie. St Cloud) | Escalup Laurence (Institut Curie. Paris) | Lortal Barbara (Institut Bergonié. Bordeaux) | Goiffon Elise (Centre Jean Perrin. 58 rue Montalembert. 63000 Clermont-Ferrand) | Chevrier Régine (Centre Jean Perrin. 58 rue Montalembert. 63000 Clermont-Ferrand) |

Introduction

Face à l’augmentation d’activité des hôpitaux de jour (HDJ), des pratiques organisationnelles ont été développées entre les unités de chimiothérapie et les HDJ. Elles permettent de lisser l’activité de préparation des chimiothérapies et de limiter le temps d’attente patient. Ces pratiques concernent en particulier la standardisation des préparations ou encore la prescription anticipée des chimiothérapies .

Objectif 

L’objectif de notre étude est de comparer les pratiques organisationnelles des centres de lutte contre le cancer (CLCC) permettant de limiter le temps d’attente patient, en particulier la prescription anticipée des chimiothérapies.

Matériel et méthode

Un questionnaire a été élaboré et envoyé à l’ensemble des CLCC français. Il évalue les différentes pratiques organisationnelles mises en place et vise à recenser  les principaux critères de sélection des molécules pouvant faire l’objet de prescriptions anticipées et la nature des informations collectées pour la validation médicale du traitement. La prescription anticipée consiste en une validation médicale de la prescription en amont de la venue du patient. Elle donne lieu à une préparation à l’avance de la chimiothérapie. Un ordre de dispensation  est donné après la consultation médicale. L’organisation choisie pour coordonner cette activité au niveau infirmier, médical et pharmaceutique est également recueillie.

Résultats

77% des établissements ont répondu au questionnaire. Tous les centres ont mis en place une organisation limitant le temps d’attente patient. 31% des CLCC ont instauré la préparation standardisée et 85% la prescription anticipée.  Dans 73% des cas, une liste de protocoles a été établie en fonction de critères comme la stabilité des molécules (60%) ou un critère économique (molécules onéreuses exclues pour 20% des CLCC). 82% des centres recueillent les données biologiques et cliniques en amont de la validation médicale du traitement, par un appel téléphonique du patient par une infirmière coordinatrice (64%) ou de l’HDJ (36%) à l’aide d’un questionnaire standardisé. Ces données sont collectées majoritairement à J-1 et permettent une validation médicale à J-1 matin (64%), après-midi (91%) ou soir (64%). Les centres réalisent des préparations à J-1 (100%) et à J0 (55%) en fonction de la stabilité des molécules.

Conclusion

Tous les centres ayant répondu au questionnaire ont mis en place une organisation permettant de limiter le temps d’attente patient, la majorité d’entre eux a eu une réflexion sur la prescription anticipée. La standardisation des préparations se développe mais reste minoritaire. En définitive, une combinaison des différentes approches devrait permettre une réduction du temps d’attente patient et une amélioration de sa prise en charge.