Résumé 177


ELABORATION DU DOCUMENT UNIQUE DES RISQUES PROFESSIONNELS (DUERP) APPLIQUE A L’UNITE CENTRALE DES PREPARATIONS CYTOTOXIQUES

Thématique : Pharmacotechnie

Auteur(s) :
Dubray Quentin (Pharmacie Clinique) | Diallo Taibou (Hôpital Universitaire Necker – Enfants Malades) | Loueillet Richard (149 rue de Sèvres) | Fauqueur Anne-Sophie (75015 Paris) | Andre Emilie (Pharmacie Clinique) | Poil sandrine (Hôpital Universitaire Necker – Enfants Malades) | Mignot Laetitia (149 rue de Sèvres) | Cisternino Salvatore (75015 Paris) | Schlatter Joël (Pharmacie Clinique) | (Hôpital Universitaire Necker – Enfants Malades) | (149 rue de Sèvres) | (75015 Paris) | (Pharmacie Clinique) | (Hôpital Universitaire Necker – Enfants Malades) | (149 rue de Sèvres) | (75015 Paris) | (Pharmacie Clinique) | (Hôpital Universitaire Necker – Enfants Malades) | (149 rue de Sèvres) | (75015 Paris) | (Pharmacie Clinique) |

Introduction

L’élaboration du document unique des risques professionnels (DUERP) appliqué à l’unité centrale des préparations cytotoxiques (UCPC) s’inscrit dans une démarche de gestion et de maîtrise des risques. Il est centré ici sur la sécurité et l’amélioration des conditions de travail du personnel. L’évaluation des risques professionnels est réglementaire (R. 4121-1 du code du travail) pour les établissements de Santé. Le DUERP permet d’identifier les risques de niveau élevé à traiter en priorité et in fine d’élaborer un plan de mesures de prévention.

Matériels et méthodes
Un groupe de travail a réuni pharmaciens, internes, préparateurs et agents impliqués dans le circuit des anti-cancéreux afin de collecter des informations lors de réunions ad hoc sur le travail réel et les risques auxquels ils sont exposés. Une cartographie des risques s’appuyant sur la criticité, le niveau de protection et le niveau de risque a ainsi été élaborée. La criticité a été cotée en couplant la gravité du dommage potentiel et la fréquence d’exposition au risque. Le niveau de protection a été coté en fonction des moyens de protections déjà en place et leur efficacité. Le croisement entre la criticité et le niveau de protection a permis de définir le niveau de risque final.

Résultats
Au total, 93 situations à risque ont été identifiées dont 38 de niveau de risque élevé. Les situations les plus critiques étaient liées en majorité à la gestion des produits et déchets (53%), puis aux équipements de travail (25%), aux risques psychosociaux (16%) et au travail sur écran (6%). Les risques notés étaient la piqûre, la brûlure, l’inhalation de produits chimiques, l’arrêt de travail, le handicap, la fatigue, les céphalées et le mal de dos. Ils étaient liés au transport de cytotoxiques insuffisamment sécurisé, à la méconnaissance des risques cytotoxiques, à l’utilisation d’aiguilles non sécurisées, aux gestes répétitifs, à la charge concentrée de travail, aux contraintes posturales. Il a été proposé 22 actions correctives afin d’abaisser le niveau de risque de chaque item.

Discussion/Conclusion
Les principales actions correctives ont mené à une réorganisation des ressources humaines, avec notamment un changement d’équipe entre matin et après-midi, à une optimisation des outils ergonomiques de travail, et l’actualisation des protocoles de protection (kit de transport et de manipulation de substances dangereuses). Un suivi médical spécifique au personnel de l’UCPC a été programmé de façon périodique, ainsi que des tests réguliers de contamination de surface. Par ailleurs, une formation initiale et continue, spécifique aux risques liés aux produits et déchets a été mise à jour. Le DUERP adaptée à l’UCPC a été intégré aux documents officiels de la direction de la qualité et gestion des risques. Il a donc permis, via une réorganisation de l’UCPC, une réduction des risques professionnels.