Résumé 200


Efficacité et tolérance du Pembrolizumab dans le mélanome avancé ou métastatique en vraie vie: analyse rétrospective sur une période de 3 ans.

Thématique : Evaluations cliniques

Auteur(s) :
FLOUTIER Marine (CHU TIMONE-ONCOPHARMA. 264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | CHERPIN Amélie (CHU TIMONE-ONCOPHARMA. 264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | CARBASSE Clément (CHU TIMONE-ONCOPHARMA. 264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | BOCQUET Arnauld (CHU TIMONE-ONCOPHARMA. 264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | GUEDON Amaury (CHU TIMONE-ONCOPHARMA. 264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | GAUTHIER VILLANO Laurence (CHU TIMONE-ONCOPHARMA. 264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | MONESTIER Sandrine (CHU TIMONE-Service de Dermatologie. 264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | BERTAULT PERES Pierre (CHU TIMONE-PHARMACIE.264 rue Saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | GROB Jean Jacques (CHU TIMONE-Service de Dermatologie. 264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) |

Introduction

Le pembrolizumab est indiqué en monothérapie dans le traitement des patients atteints d’un mélanome non résécable ou métastatique. Il est utilisé en première ligne ou en deuxième, après progression sous anti Braf + anti MEK chez les patients présentant une mutation Braf. Nous rapportons ici l’efficacité et la tolérance du pembrolizumab en pratique clinique.

Matériel et méthodes

Cette étude monocentrique rétrospective a été réalisée sur une période de 3 ans sur l’ensemble des patients atteints de mélanome et traités par pembrolizumab dans notre établissement. Le recueil de données a été réalisé à l’aide du logiciel de prescription Chimio® et au dossier patient informatisé Axigate®. Les médianes de survie ont été obtenues à l’aide du logiciel SPSS®.

Résultats

89 patients (68 ans d’âge moyen [26-91], 45 hommes/44 femmes, 37 Braf mutés) ont été identifiés. L’intercure moyenne était de 21,4 ± 1 jours et le nombre moyen de cures 9,7 ± 3 [1-51]. 31, 41 et 17 patients ont reçu le traitement en première, deuxième ou troisième ligne et plus, respectivement. 12 patients sont décédés. 31 patients sont toujours en cours de traitement (dont 52% depuis plus de 7 mois). Le traitement a été interrompu chez 58 patients (62% avant la 6ème cure) pour progression ou décès. 1 patient en rémission complète de sa maladie, malgré un arrêt de son traitement par volonté personnelle, présente une réponse maintenue après 18 mois d’interruption. La médiane de survie sans progression est de 128 jours pour notre population totale (4.6 mois) mais de 168 jours (6 mois) en ne considérant que les patients traités en première ligne ou après anti Braf. La médiane de survie globale n’est toujours pas atteinte. 6 patients ont interrompu le pembrolizumab suite à des toxicités de grade 3-4. Les principales toxicités observées étaient à type d’asthénie et d’atteinte de l’état général de grades 1 à 3 (n=25).On relève également 1 cas de diabète fulminant de grade 4, 6 cas d’altération rénale de grades 1 à 4, des diarrhées de grade 1 à 3 (n=18), des colites de grade 2 (n=2), 6 cas de prurit de grade 1 et 1 cas d’hépatite auto-immune de grade 1. 6 cas de nausées et vomissements, 5 cas d’arthralgie, 4 cas de neuropathies périphériques, 4 cas de toxicité pulmonaire (dyspnée), 5 cas d’atteintes endocriniennes (thyroïdite, insuffisance corticotrope) et 1 cas de constipation ont également été recensés.

Discussion/Conclusion

Nos médianes de survie (4.6 et 6 mois) sont cohérentes avec celle de l’étude pivotale KEYNOTE-006. Le profil de tolérance est également comparable avec une majorité d’effets indésirables rapportés de grades 1-2. Si près de 60 % des patients ont présenté des effets indésirables, seuls 7 présentaient une toxicité de grades 3-4, tous d’ordre immunologique.