Résumé 204


Efficacité et tolérance du nivolumab dans le carcinome à cellules rénales avancé en vraie vie

Thématique : Evaluations cliniques

Auteur(s) :
CARBASSE Clément (CHU TIMONE-ONCOPHARMA.264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | BOCQUET Aranud (CHU TIMONE-ONCOPHARMA.264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | CHERPIN Amélie (CHU TIMONE-ONCOPHARMA.264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | FLOUTIER Marine (CHU TIMONE-ONCOPHARMA.264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | GUEDON Amaury (CHU TIMONE-ONCOPHARMA.264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | GAUTHIER VILLANO Laurence (CHU TIMONE-ONCOPHARMA.264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | DEVILLE Jean Laurent (CHU TIMONE-Service d'Oncologie Médicale.264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | BERTAULT PERES Pierre (CHU TIMONE-PHARMACIE.264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) | POURROY Bertrand (CHU TIMONE-ONCOPHARMA.264 rue saint Pierre. 13005 MARSEILLE) |

Introduction :

Le nivolumab (OPDIVO®) a obtenu récemment une autorisation de mise sur le marché, en monothérapie dans le traitement des patients adultes atteints d’un carcinome à cellules rénales avancé, après un traitement antérieur. Notre étude porte sur l’efficacité et la tolérance en vie réelle de ce traitement.

Matériel et méthode :

Cette étude rétrospective monocentrique, réalisé du 1er décembre 2016 au 31 aout 2017 évalue la tolérance et l’efficacité du nivolumab, chez les patients atteint d’un carcinome à cellules rénales ayant reçu au moins une cure de nivolumab à 3 mg/kg en 1h  toutes les 2 semaines. Les effets indésirables, le nombre de cures et leurs intercures, les lignes de traitement précédentes ; ainsi que l’évolution des patients ; on été collectés dans le logiciel Chimio® et le dossier patient informatisé (AxiGate®).

Résultats :

8 patients (7 hommes et 1 femme ; âge moyen 61.5 ans [47 - 71]) avaient tous reçu une première ligne de traitement par antiVEGF (6 patients sous sunitinib, 1 sous axitinib) ou inhibiteur du mTor (temsirolimus) avant leur première cure de nivolumab. Tous les patients présentaient entre 1 à 4 métastases de localisations diverses : hépatique, osseuse, pulmonaire, cérébrale, ganglionnaire et péritonéale. A l’initiation du traitement, 6 patients présentaient un statut ECOG 0-1, 1 patient ECOG 2 et 1 ECOG 3. Quatre patients sont décédés des suites de la progression de la maladie. 1 patient a changé de traitement (pour du cabozantinib) après 6 cures pour progression. Un patient en réponse complète est toujours sous traitement et 2 patients récemment initiés sont toujours en cours de traitement, en attente d’évaluation. Au niveau des effets indésirables, nous retrouvons une cytolyse de grade 1 et une de grade 3, une myalgie/arthralgie (grade 3), une toxidermie de grade 2, une insuffisance rénale de grade 1 résolutive sous corticoïde, une constipation de grade 1, une asthénie de grade 1, et une gingivorragie.

Discussion/conclusion :

Nous retrouvons des données d’efficacité cohérentes avec celles de l’étude de phase III (Study of Nivolumab (BMS-936558) vs. Everolimus in Pre-Treated Advanced or Metastatic Clear-cell Renal Cell Carcinoma – by BMS (CA209025)). Un patient préalablement traité par temsirolimus présente une réponse complète après 12 cures bien que ce type de patient ait été exclu de l’étude pivotale car considéré comme de mauvais pronostic. La fréquence des effets indésirables reste semblable aux données du RCP, les plus graves étant d’ordre immunologique.