Résumé 21


Revue des pratiques de prescription de l’Everolimus en Franche Comté : influence de la dose initiale sur les effets indésirables en fonction de l’âge

Thématique : Suivi thérapeutique

Auteur(s) :
Sarah Chouk (CHU Besançon - 3 Boulevard Alexandre Fleming 25000 Besançon) | Joséphine Mayer (HNFC - 100 Route de Moval 90400 Trévenans) | Fernando Bazan (CHU Besançon - 3 Boulevard Alexandre Fleming 25000 Besançon) | Loïc Chaigneau (CHU Besançon - 3 Boulevard Alexandre Fleming 25000 Besançon) | Erion Dobi (CHU Besançon - 3 Boulevard Alexandre Fleming 25000 Besançon) | Martin Demarchi (HNFC - 100 Route de Moval 90400 Trévenans) | Marie-Françoise Roux (HNFC - 100 Route de Moval 90400 Trévenans) |

Introduction : L’Évérolimus (EVE) est un inhibiteur de mTOR utilisé dans le cancer du sein à une posologie de 10 mg/j, avec un palier de réduction à 5 mg/j. La première cause de réduction ou d’interruption de traitement sont les effets indésirables (EI), indépendamment de l’âge. Il n'a pas été mis en évidence de différence entre les profils de tolérance en fonction de l’âge. En pratique quotidienne, nous observons fréquemment une réduction de posologie due à une mauvaise tolérance. Se pose alors la question de l’intérêt de débuter le traitement d’emblée à 5 mg, notamment chez les personnes âgées, pour limiter la survenue d’EI et prolonger le traitement. L’objectif principal est de comparer la fréquence des EI chez les patientes ayant débuté l'EVE à 10 mg vs  5 mg, en tenant compte de l’âge.

Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle, rétrospective, multicentrique. Sont inclues les patientes ayant reçu de l’EVE dans le cancer du sein du 01/01/2014 au 30/06/2016 au Centre Hospitalo-Universitaire de Besançon ou à l'Hôpital Nord Franche-Comté de Trévenans. Sont exclues les patientes dont la durée de traitement est inférieure à 14 jours. Plusieurs sous-groupes sont étudiés : patientes jeunes de moins de 65 ans (PJ), patientes âgées d'au moins 65 ans (PA), patientes ayant débuté à 5 mg (5mgi), patientes ayant débuté à 10 mg (10mgi). Les statistiques sont réalisées à l’aide du logiciel Excel/XLSTAT. Les tests statistiques sont réalisés au risque a=5%.

Résultats : L’étude porte sur 96 patientes. 96,9% des patientes ont présenté au moins un EI. 70% des patientes ayant eu des EI ont diminué de posologie ou interrompu (temporairement ou définitivement) leur traitement pour mauvaise tolérance. On observe plus de réductions ou d'interruptions de traitement dus aux EI chez les patientes 10mgi (75.8%) que chez les 5mgi (62.1%), et plus chez les PA (72.5%) que chez les PJ (68.9%), alors que les PA débutent plus fréquemment à 5mg (2/5 contre 1/5 pour les PJ). Ces modifications ont le plus souvent lieu lorsque la patiente est sous 10mg (76% des cas). Il n’est pas mis en évidence de différence significative entre les différents sous-groupes.

Discussion/Conclusion : Commencer le traitement d’emblée à 5mg semblerait diminuer la survenue d’EI entrainant une modification de posologie. Malgré un taux de réductions de dose et d'interruptions plus important chez la PA, nos résultats ne semblent pas mettre en évidence de différence dans la fréquence des EI entre les PJ et les PA. Cependant en raison des petits effectifs dans chacun des sous-groupes, cette étude ne permet pas de mettre en évidence des différences statistiquement significatives.

10