Résumé 217


COMPARAISON DES REAFFECTATIONS DES ANTICORPS MONOCLONAUX ENTRE 2013 ET 2016 : ANALYSE ET PERSPECTIVES D’AMELIORATION

Thématique : Pharmacoéconomie

Auteur(s) :
Laetitia Federici (Département de Pharmacie Clinique) | Simon Hennebicq (Institut Gustave Roussy) | Audrey Paret (114 Rue Edouard Vaillant) | Maxime Annereau (94800 Villejuif) | François Lemare (Département de Pharmacie Clinique) | Romain Desmaris (Institut Gustave Roussy) | (114 Rue Edouard Vaillant) | (94800 Villejuif) | (Département de Pharmacie Clinique) | (Institut Gustave Roussy) | (114 Rue Edouard Vaillant) | (94800 Villejuif) | (Département de Pharmacie Clinique) | (Institut Gustave Roussy) | (114 Rue Edouard Vaillant) | (94800 Villejuif) | (Département de Pharmacie Clinique) | (Institut Gustave Roussy) | (114 Rue Edouard Vaillant) | (94800 Villejuif) | (Département de Pharmacie Clinique) |

INTRODUCTION

La Centrale de Préparation des Chimiothérapies (CPC) de notre établissement produit environ 75000 préparations par an. Un nombre non négligeable de préparations ne sont pas administrées et sont stockées en CPC sous la forme de « retour ». Une partie d’entre eux peuvent être réaffectées sous certaines conditions à d’autres patients. Cette réattributions présente un intérêt médico-économique notamment pour les préparations d’anticorps monoclonaux (AcMc) qui sont des molécules onéreuses.

L’objectif de ce travail est d’analyser l’impact financier des préparations non administrées d’AcMc afin d’optimiser et d’améliorer notre organisation.

 

MATÉRIELS ET MÉTHODES

Une extraction des données a été réalisée en 2013 et 2016 depuis l’ordonnancier du logiciel de prescription/fabrication. Le nombre de préparations réaffectées/jetées par AcMc est ainsi obtenu et les coûts associés sont étudiés.

 

RÉSULTATS

En 2013, 14% (n=732) des 5283 retours réalisés étaient des AcMc contre 17% (n=940) en 2016. La réaffectation des préparations a permis de réattribuer 61% de ces retours d’AcMc en 2013 et 56% en 2016.

Financièrement, le coût global de l’ensemble des préparations (AcMc et non AcMc) non réattribuées a augmenté de 59%, malgré une augmentation de 1,6% de la valeur globale des réaffectations.

La part des AcMc non réaffectés représentait respectivement 70% (2013) et 74% (2016) des sommes mises en jeu. De la même manière, ils représentaient une part importante de la somme des traitements réattribuées 93% en 2013 et 85% en 2016.

On constate parmi les AcMc les plus largement préparés une variation importante, non expliquée des réaffectations. Entre 2013 et 2016, le nombre de réaffectations de bevacizumab et de cetuximab ont diminué de 29% et 64% alors que le trastuzumab et le rituximab 48% et 52%.

Pour les autres AcMc la valeur de préparations réaffectées varie peu entre 2013 et 2016, 1,9 % contre 2%, alors que celles des non réaffectés passe de 2% à 31%.

 

DISCUSSION/CONCLUSION

Le taux de réaffectation entre les différents AcMc est donc très variable. De plus, l’impossibilité de réaffecter certaines préparations entraîne une perte non négligeable pour l’hôpital. On peut également mettre en avant, entre 2013 et 2016, l’arrivée de nouvelles thérapies couteuses (nivolumab, ipilimumab, pembrolizumab…), qui sont les principaux responsables, de par leur prix, de l’augmentation importante de la valeur des traitements non réaffectés.

Tous ces éléments nécessitent une attention particulière des équipes pharmaceutiques.

Des axes d’améliorations semblent envisageables : promotion d’études de stabilité pour améliorer les péremptions, une meilleure collaboration avec les médecins afin de signaler tout évènement clinique de dernière minute, l’amélioration de la planification des traitements pour limiter les décalages de cures.