Résumé 219


La dénutrition en oncologie : Quelle prise en charge à l’Institut National d’Oncologie de Rabat-Maroc

Thématique : Evaluations cliniques

Auteur(s) :
HOUDA ATTJIOUI (Institut nation d'oncologie Rabat- Maroc) | SABER BOUTAYEB (Institut nation d'oncologie Rabat- Maroc) | HALIMA ABAHSAIN (Institut nation d'oncologie Rabat- Maroc) | BOUCHRA MEDDAH (Institut nation d'oncologie Rabat- Maroc) |

Introduction

La dénutrition en oncologie est communément associée à la maladie tumorale. De ce fait, elle est souvent considérée comme une partie intégrante de l’évolution des cancers et donc banalisée. l’objectif de l’étude était de faire un état des lieux de la pratique clinique  de dépistage de la dénutrition , de la comparer aux recommandation de l’HAS , et ensuite de proposer des recommandations destinées d’une part à permettre d’améliorer la prise en charge nutritionnelle et de la qualité de vie des patients atteints de cancer d'autre part.

Matériels et méthodes

Nous avons mené une enquête auprès  des médecins des différents services de l’Institut National d’Oncologie de Rabat,  à l’aide d’un questionnaire comportant deux parties : une partie pour le recueil des informations individuelles relatives aux médecins répondants et une seconde partie comprenant des items permettait de recueillir des informations sur leur appréciation de l’état de dénutrition des patients et les techniques de dépistage utilisées . Les données ainsi collectés ont été comparé aux recommandations de l’HAS, et des mesures d’amélioration ont été proposées.

Résultats

28 médecins ont répondu au questionnaire dont 36% étaient des médecins oncologues. Les médecins interrogés exerçaient dans différents services de l’institut, le service le plus représenté était l’oncologie médicale (52%). Parmi les médecins interrogés, 51,8%  estiment que le nombre des patients dénutris est entre 30 à 60%. Cette estimation  reposait essentiellement sur le poids à l'entrée et une évaluation subjective de l'état général du patient. 48,1 % de ses médecins font un dépistage systématique, alors que 51,9% l’établisse dans un contexte donné ou quand il y a des signes cliniques faisant évoquer une dénutrition. Par ailleurs, l’HAS recommande de peser  tous les patients si possibles dès l’admission ou au moins dans les 48h après leur hospitalisation. Sur les 12 outils de dépistage proposées ,seulement cinq outils sont utilisés fréquemment en pratique par les médecins interrogés , On note le poids , l’IMC, en premier lieu , suivi de  L’albumine , et des autres marqueurs biologiques.Comparant ces résultats aux recommandations de l’HAS , qui recommande l’utilisation de l’IMC et/ou le % de la pertes pondérale , l’utilisation de l’albumine , et le MNA chez les personnes âgées ,on remarque donc un écart entre les pratiques médicales et les recommandations. Cet écart n’est évidemment pas toujours négatif.

Conclusion et discussion

Les résultats de cette étude ont permis de proposer un  certain nombre de recommandations comme  la prévention précoce de la dénutrition, la mise en place d’une consultation diététique  systématique complémentaire à la consultation médicale, le respect des nouvelles recommandations établies par les experts pour l’évaluation de l’état nutritionnel et dépistage de la dénutrition et l’uniformisation des pratiques des professionnels de santé.  Tout cela dans une démarche d’amélioration de la qualité de vie des patients.