Résumé 241


Évaluation régionale des besoins des pharmaciens d’officine dans le cadre du lien ville hôpital en cancérologie et retour d’expérience

Thématique : Pharmacie clinique

Auteur(s) :
Pistre Pauline (CHU DIJON) | Gueneau Pauline (14 rue Paul Gaffarel) | Bost Stéphanie (21000 DIJON) | Cransac Amélie (CHU DIJON) | Boulin Mathieu (14 rue Paul Gaffarel) | Pernot Corinne (21000 DIJON) | (CHU DIJON) | (14 rue Paul Gaffarel) | (21000 DIJON) | (CHU DIJON) | (14 rue Paul Gaffarel) | (21000 DIJON) | (CHU DIJON) | (14 rue Paul Gaffarel) | (21000 DIJON) | (CHU DIJON) | (14 rue Paul Gaffarel) | (21000 DIJON) |

Introduction

En France, près de 385 000 personnes ont un diagnostic de cancer chaque année. L’amélioration de la coordination ville-hôpital constitue une des priorités du Plan Cancer 2014-2019. Afin d’éviter une rupture dans le parcours de soins des patients, il est nécessaire de développer le lien entre les pharmaciens exerçant dans les établissements de santé et leurs confrères de ville.

L’objectif de ce travail est double : évaluer au niveau régional les besoins des pharmaciens d’officine concernant le lien ville-hôpital en cancérologie et obtenir leurs retours d’expérience sur cet échange.

Matériels et méthodes

L’ensemble des officines de la région Bourgogne (592) a été contacté par courriel, fax ou  téléphone pour leur soumettre un questionnaire (8 questions : profil des officines, relation avec les autres professionnels de santé, attentes concernant le lien ville-hôpital, interrogations des patients au comptoir). Suite aux résultats, un outil fonctionnel sous forme de messagerie sécurisée a été mis en place (mssanté.fr). 10 pharmacies d’officine ont été contactées. Une enquête de satisfaction sous forme de questionnaire (4 questions : satisfaction globale, outil mis en place, qualité et pertinence des documents transmis) leur a été envoyée via la messagerie.

Résultats

Concernant l’évaluation régionale, 128 réponses ont été obtenues (21,6 %). 100 % des pharmaciens d’officines pensent que le lien ville-hôpital doit être développé. Le principal sujet d’inquiétude des patients est le traitement (plans de prise, effets indésirables). 70,4 % des pharmaciens ont déjà contacté un autre membre de l’équipe soignante du patient. 28,5 % des pharmaciens trouvent que le contact est difficile à établir. La messagerie sécurisée s’avère être le moyen de communication plébiscité à 80,8 %. Concernant le retour d’expérience, les 10 pharmaciens étaient satisfaits de la réception d’un courriel concernant la prise en charge de leur patient. Six pharmaciens trouvaient que la messagerie sécurisée était un outil particulièrement adapté pour le lien ville-hôpital, 3 le trouvaient plutôt adapté et un pharmacien n’avait pas répondu à la question. Au sujet des documents transmis, 100% des pharmaciens les trouvaient très utiles. Plusieurs commentaires libres évoquent la difficulté de créer une messagerie sécurisée.

Discussion/Conclusion

Le ressenti des pharmaciens d’officine au sujet du lien ville-hôpital est indéniable : il n’est pas assez développé. Cette évaluation a été la première étape nécessaire à la mise en place d’un support de communication adapté. A l’issue de cette enquête, la messagerie sécurisée a été développée. Les retours d’expérience des pharmaciens sont prometteurs. Ce lien doit perdurer dans le temps. Néanmoins, la messagerie sécurisée nécessite une organisation spécifique. Le développement du lien ville-hôpital n’en est donc qu’à sa première étape.

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