Résumé 256


Etude de satisfaction chez les patientes traitées par trastuzumab SC alternant HDJ et HAD

Thématique : Organisation hospitalière

Auteur(s) :
GROUVEL Marion (Site Hotel Dieu Unité HAD – Ste Anne – B1 4ème étage 1) | ZOGO Arsène (place du parvis Notre Dame 75004 PARIS) | LEHRER JUDITH (Site Hotel Dieu Unité HAD – Ste Anne – B1 4ème étage 1) | HAVARD LAURENT (place du parvis Notre Dame 75004 PARIS) | MITTAINE MARZAC Bénédicte (Site Hotel Dieu Unité HAD – Ste Anne – B1 4ème étage 1) | (place du parvis Notre Dame 75004 PARIS) | (Site Hotel Dieu Unité HAD – Ste Anne – B1 4ème étage 1) | (place du parvis Notre Dame 75004 PARIS) | (Site Hotel Dieu Unité HAD – Ste Anne – B1 4ème étage 1) | (place du parvis Notre Dame 75004 PARIS) |

 

Introduction:

La formulation sous-cutanée (SC) du trastuzumab, dans le traitement du cancer du sein HER2+, facilite la prise en charge, durant la phase d’entretien, en hospitalisation à domicile (HAD). L’organisation convenue entre les oncologues et l’HAD APHP est une administration en hôpital de jour (HDJ) permettant l’évaluation clinique exhaustive par le médecin spécialiste suivie de deux administrations en HAD, validées par le médecin coordonnateur après un recueil téléphonique réalisé par une IDE formée de l’HAD, 48h avant l’administration. Notre objectif est d’évaluer la satisfaction des patientes dans le cadre de cette organisation.

Matériels et méthodes:

Une enquête de satisfaction a été menée par entretien téléphonique en août 2017 chez toutes les patientes traitées en phase d’entretien par trastuzumab SC, toutes les 3 semaines et ayant reçu au moins 2 injections en HAD.

Résultats : 

Depuis janvier 2017, 2 services d’oncologie ont adopté le schéma d’administration alternant HDJ/HAD. Douze patientes ont été inclues et elles répondaient toutes aux critères d’inclusion. 100% ont répondu. Ces femmes d’âge moyen 47,2 ans [31 ; 67] étaient pour la moitié, mariées, 5 avaient des enfants en bas âge. Cinq patientes travaillaient dont 40% (2/5) à mi-temps et  2 sur 12 étaient en arrêt de travail. L’indice moyen de Karnofsky (IK) est 84.16 [70 ;100]. La distance moyenne entre l’hôpital et le domicile est de 6 km [3 ;10]. À la première injection en HAD, seulement 1 patiente était stressée d’être traitée à domicile mais plus aucune à la 2ème injection. La tolérance au traitement était considérée excellente pour toutes les patientes malgré la survenue d’effet indésirable pour 8 patientes : douleur au point d’injection (2), asthénie (4), douleur articulaire (4), éruption cutanée (1).
Les patientes étaient satisfaites de leur prise en charge en HDJ (11/12) et en HAD (12/12). Les patientes reconnaissaient pour l’hôpital, la qualité du dialogue avec les soignants, l’expertise et un environnement médical rassurant mais regrettaient le temps d’attente, l’angoisse du lieu, la collectivité des lieux de soins et le changement fréquent de soignants.  Les patientes appréciaient en HAD, l’absence de déplacement, le maintien de leur intimité et de leur confort mais détaillaient comme limites, les contraintes organisationnelles liées aux livraisons de préparations, l’heure de passage aléatoire de l’IDE et une confiance hétérogène selon le soignant de l’HAD. Les prescripteurs hospitaliers interrogés trouvent des points positifs à l’HAD et la proposent à toutes leurs patientes.

Discussion/Conclusion:

Malgré une file active réduite et des ajustements organisationnels à apporter, ces données encouragent à inclure l’HAD dans la prise en charge des patientes traitées par trastuzumab SC en alternative à une prise en charge en HDJ exclusive. Cette étude de satisfaction devra être complétée par une étude de coût du point de vue du payeur pour conforter ces résultats.

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