Résumé 268


Conciliation en oncologie au CHU Henri Mondor : étude de faisabilité

Thématique : Pharmacie clinique

Auteur(s) :
STRACZEK Céline (PUI CHU Henri Mondor 51 avenue du Maréchal de LAttre de Tassigny 94000 Créteil) | NGO-CHIN Cédrik (PUI CHU Henri Mondor 51 avenue du Maréchal de LAttre de Tassigny 94000 Créteil) | ASTIER Alain (PUI CHU Henri Mondor 51 avenue du Maréchal de LAttre de Tassigny 94000 Créteil) | PAUL Muriel (PUI CHU Henri Mondor 51 avenue du Maréchal de LAttre de Tassigny 94000 Créteil) | VERLINDE-CARVALHO Muriel (PUI CHU Henri Mondor 51 avenue du Maréchal de LAttre de Tassigny 94000 Créteil) |

Votre résumé doit être structuré de la manière suivante :

  • Introduction : La conciliation des traitements médicamenteux est une démarche d’amélioration de la qualité des soins. Elle permet de prévenir les erreurs médicamenteuses lors du parcours de soins du patient dans les établissements de santé. Cette activité est encore peu développée dans notre établissement. Les services de cancérologie accueillant des patients parfois poly médicamentés à cause de nombreuses co-morbidités, semblent de bons candidats pour le déploiement de cette activité. L’objectif de cette étude est donc d’évaluer la possibilité et l’intérêt de réaliser des bilans médicamenteux optimisés dans une unité d’oncologie.
  • Matériels et méthodes : Les données sont recueillies pendant deux mois sur une unité de 16 lits par un 5AHU à temps plein dans le service. Les éléments relevés pour chaque patient sont : les données d’identité, le mode d’admission (programmée, transfert des urgences, transfert d’autres services), les sources d’informations consultables et consultées pour la réalisation de la conciliation médicamenteuse. Au terme de la réalisation du bilan médicamenteux par le 5AHU sur la grille de conciliation interne à la pharmacie, un pharmacien senior collige et analyse les divergences pour déterminer le caractère intentionnel ou non.
  • Résultats : Les données de 42 entrées de 41 patients ont été récoltées entre mai et juin 2017. La majorité des patients ont été admis de manière programmée (67%). Les autres patients ont été transférés des urgences (24%) ou d’un autre service (9%). Les sources d’information utilisées pour procéder au bilan médicamenteux ont été la prescription médicale d’entrée, les prescriptions présentes dans le dossier médical, l’entretien avec le patient, l’officine, le médecin traitant et/ou la famille. Des informations ont été récoltées à partir de trois sources pour seulement deux patients soit 5%. Sept prescriptions (17%) présentaient des divergences non intentionnelles. Parmi celles-ci, quatre présentaient des divergences non intentionnelles potentiellement graves : un collyre antiglaucomateux et myotique, de la paroxétine, du citalopram, du potassium et un antihypertenseur n’ont pas été prescrits. Les autres divergences non intentionnelles concernaient du calcium, des pansements gastriques ou des inhibiteurs de la pompe à proton qui n’ont pas été prescrits. Les divergences non intentionnelles détectées concernaient des patients programmés.
  • Discussion/Conclusion : Au vu des ressources disponibles pour réaliser la conciliation médicamenteuse et du turn-over des patients dans le service d’oncologie, nous devons sélectionner les patients à concilier pour pouvoir réaliser des bilans médicamenteux complets à partir de 3 sources différentes. Les divergences non intentionnelles les plus graves concernaient les patients programmés. Il apparaît donc important de réaliser les bilans médicamenteux lors des consultations de pré-admissions. Enregistrer ce bilan médicamenteux dans le dossier patient informatisé permettrait au médecin de prescrire la totalité des traitements du patient dès son arrivée en oncologie.
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