Résumé 29


Place en pratique clinique de l’atezolizumab dans la prise en charge du carcinome urothélial avancé ou métastatique

Thématique : Evaluations cliniques

Auteur(s) :
Guédon Amaury (Service Oncopharma CHU Timone 264 rue Saint Pierre 13385 cedex 5 Marseille) | Deville Jean-laurent (Service d'oncologie médicale CHU Timone 264 rue Saint Pierre 13385 cedex 5 Marseille) | Guédon Amaury (Service Oncopharma CHU Timone 264 rue Saint Pierre 13385 cedex 5 Marseille) | Gauthier-villano Laurence (Service Oncopharma CHU Timone 264 rue Saint Pierre 13385 cedex 5 Marseille) | Bertault-Peres Pierre (Service pharmacie CHU Timone 264 rue Saint Pierre 13385 cedex 5 Marseille) | Pourroy Bertrand (Service Oncopharma CHU Timone 264 rue Saint Pierre 13385 cedex 5 Marseille) |

Introduction : La prise en charge des patients atteints de carcinome urothélial avancé ou métastatique repose sur l’emploi de sels de platine. En seconde ligne, seule la vinflunine (Javlor®) possède une AMM. De nouvelles immunothérapies disposent d’une AMM aux USA : anti-PD1 (pembrolizumab) et anti-PD-L1 (Avelumab, Durvalumab et atezolizumab). Jusqu’à ce jour, seul l’atezolizumab (Tecentriq®) était disponible en ATU nominative, avant réévaluation par l’ANSM. Actuellement il n’est disponible que pour les patients dont les traitements ont été initiés avant le 16 mai 2017. Ce travail rapporte les premières données d’efficacité et tolérance dans notre établissement.

Matériel et méthodes : Cette étude rétrospective monocentrique a pour but d’évaluer la tolérance et l’efficacité de l’atezolizumab en pratique clinique. Tous les patients traités par atezolizumab depuis décembre 2016 ont été répertoriés. Le recueil des données a été établi à partir des dossiers patients informatisés (Axigate®). Nous avons relevé les éléments suivants : lignes de chimiothérapies antérieures, nombre de cures, intercures, évolution de la réponse tumorale (critères RECIST), effets indésirables et durée de traitement jusqu’à progression.

Résultats : Au total 8 patients ont été traités avec un statut ECOG initial 0 ou 1 (âge moyen 71,75 ans, 2 femmes, 6 hommes). L’atezolizumab a été initié chez 3 patients en deuxième, troisième ou quatrième ligne de traitement d’un carcinome urothélial avancé ou métastatique (3, 2, et 3 patients, respectivement). Tous les patients avaient reçu au moins une ligne de chimiothérapie à base de sels de platine. Les patients ont reçu entre 1 et 9 administrations : 2 patients ont arrêté après 1 cure du fait de l’évolution péjorative de la maladie et 3 autres après la progression des lésions. Les 3 derniers sont toujours en cours avec respectivement 6,7 et 8 mois de durée traitement. Chez ces 3 patients, l’atezolizumab a permis une réponse partielle en stabilisant les lésions (1) ou en les réduisant (2). A ce jour, 4 patients sur les 5 ayant arrêté le traitement par atezolizumab sont décédés. La tolérance immédiate pendant l’administration était bonne pour l’ensemble des patients. Les toxicités rencontrées étaient des éruptions cutanées grade I (1) et II (1), une hypothyroïdie grade II résolutive sous corticoïdes et supplémentation en lévothyroxine (1).

Discussion/conclusion : Le profil de tolérance de l’atezolizumab apparait satisfaisant comparativement à celui de la vinflunine (seul médicament disposant d’une AMM dans cette indication), médiocre comme précédemment objectivé dans notre centre lors d’une étude de vie réelle1. Bien que notre cohorte présente un effectif très faible, nos résultats semblent cohérents avec ceux de l’étude IMvigor 210 (taux de réponse de 37.5% vs 14.8%, respectivement).

1F. Correard et al, Place en pratique clinique de la vinflunine dans la prise en charge du carcinome urothélial avancé ou métastatique, IXémes Journées SFPO Mandelieu 2013.

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