Résumé 72


Objectif « Zero papier » dans une unité de reconstitution des cytotoxiques (URC)

Thématique : Pharmacotechnie

Auteur(s) :
KIEFFER Hélène (ICO Papin - 15 rue Boquel - 49000 ANGERS) | SORRIEUL Jérémy (ICO Papin - 15 rue Boquel - 49000 ANGERS) | FOLLIARD Caroline (ICO Papin - 15 rue Boquel - 49000 ANGERS) | DEVYS Catherine (ICO Papin - 15 rue Boquel - 49000 ANGERS) |

Introduction

La production de 37000 chimiothérapies par an dans une URC équipée de 5 postes de sécurité cytotoxique (PSC) implique une quantité importante d’informations générées en termes de pilotage de la fabrication (fiche de fabrication et priorisation) et de traçabilité du circuit. Depuis plusieurs années une politique de sécurisation par les codes à barres a été engagée.

Point de départ : seule la fiche de fabrication fait l’objet d’un support papier où un code à barre identifie la préparation et fait le lien avec le contrôle analytique.

Objectif : zéro papier dans l’URC

Matériels et Méthodes

  • Création d’un outil informatique dématérialisé : le logiciel de chimiothérapie a été développé par l’établissement ce qui permet de faire des évolutions à la demande.
  • Achat de matériel : PSC CytoFAST Elite (avec un ordinateur dans le dos du PSC et un fond vitré pour voir l’écran), souris wifi, imprimantes zebra.

Résultats

Dans l’URC, un écran de file active hiérarchise les préparations en fonction de leur priorité. Le manipulateur sélectionne les préparations et le PSC. L’étape suivante de préparation des produits permet de renseigner le numéro de lot (champ pré-rempli en fonction de la dernière saisie) puis les préparations sont envoyées sous la hotte.

Au niveau du PSC, l’écran affiche d’abord le plan de cueillette global des solvants et du matériel. Ensuite le manipulateur s’installe sous le PSC et s’identifie. Pour chaque préparation les instructions de reconstitution sont détaillées (un écran par préparation). Le manipulateur doit acquitter la vérification du numéro de lot. Un échantillon pour le contrôle est prélevé puis l’étiquette est imprimée pour la poche et l’échantillon. La préparation sort de la hotte et l’échantillon est fixé sur la poche son étiquette. Le préparateur passe à la préparation suivante.

Au niveau de l’automate de dosage l’étiquette de l’échantillon est scannée puis l’application « dosage » confronte le résultat obtenu avec la prescription. La préparation conforme est libérée en scannant le code à barre sur la préparation. Elle est sortie de l’URC puis scannée lors du départ de la pharmacie.

Discussion Conclusion

Mission accomplie : la dématérialisation permet de supprimer la fiche de fabrication papier. Le préparateur est guidé tout le long de la fabrication par l’écran et la souris. Les codes à barres automatisent la transmission de l’information entre les différentes étapes. La dématérialisation rencontre une très forte adhésion de la part de l’équipe. Des adaptations ont été faites pour que la dématérialisation convienne aux essais cliniques.

Dans un futur proche il serait souhaitable que tous les flacons et poches de solutés aient un code data matrix pour réaliser un contrôle automatique du produit utilisé et une traçabilité du numéro de lot.

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