Résumé 85


Chimiothérapie orale : Mise en place et développement d’une coordination pharmaceutique tripartite ville-hôpital

Thématique : Pharmacie clinique

Auteur(s) :
Leenhardt Fanny (Institut du Cancer de Montpellier Parc Euromedecine 205 rue des Apothicaires 34298 Montpellier Cedex 5) | Perrier Caroline (Institut du Cancer de Montpellier Parc Euromedecine 205 rue des Apothicaires 34298 Montpellier Cedex 5) | Cerana Sophie (Institut du Cancer de Montpellier Parc Euromedecine 205 rue des Apothicaires 34298 Montpellier Cedex 5) | Brousse Céline (Institut du Cancer de Montpellier) | Bekhtari Khedidja (Service Consultations) | Pinguet Frédéric (Parc Euromedecine 205 rue des Apothicaires 34298 Montpellier Cedex 5) | (Institut du Cancer de Montpellier Parc Euromedecine 205 rue des Apothicaires 34298 Montpellier Cedex 5) | (Institut du Cancer de Montpellier Parc Euromedecine 205 rue des Apothicaires 34298 Montpellier Cedex 5) |

  • Introduction
  • Face à l’essor des thérapies orales en cancérologie, la complexité des schémas thérapeutiques et du parcours de soin en ambulatoire, la présence d’effets secondaires préjudiciables à moyen ou long terme, l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM) a mis en place des consultations (Cs) tripartites (pharmacien, médecin, infirmier) depuis bientôt 2 ans. Lors de cette Cs d’initiation de chimiothérapie orale, l’action pharmaceutique vise à optimiser l’information du patient (gestion de son traitement, prévention des éventuelles toxicités secondaires) et la relation pharmaceutique ville-hôpital (pharmacien d’officine).

 

  • Matériels et méthodes
  • Lors de ces entretiens de primo-prescription (PP), le pharmacien clinicien recueille l’intégralité des informations nécessaires au bilan médicamenteux optimisé (BMO) et à l’analyse des interactions (allopathie et thérapeutiques alternatives). Il expose les modalités de prise du médicament et informe le patient d’effets indésirables potentiels. L’échange avec le patient permet de sécuriser la prise médicamenteuse (recherche d’interactions, remise d’un carnet ou d’un plan de prise et transmissions de nos coordonnées). Une prise de contact avec le pharmacien d’officine est réalisée et une ligne téléphonique a été mise en place afin de faciliter les échanges ascendants ou descendants ville-hôpital (patients ou pharmaciens d’officines). Pour les patients particulièrement à « risque » de iatrogénie, une consultation pharmaceutique de suivi est proposée.

 

  • Résultats
  • Près de 250 patients ont bénéficié d’une Cs pharmaceutique dont 140 depuis janvier 2017 pour plus d’une vingtaine de thérapies orales. Pour 56% des patients, un contact téléphonique a été mis en place avec le pharmacien d’officine. Au cours de cet échange sur l’introduction du nouveau traitement, le pharmacien hospitalier transmet également les outils optimisant la dispensation (prescription, fiche médicament Oncolien® et fiche de mise en place du traitement où figure nos coordonnées). Depuis mai 2017, les appels émanant de la ville sont recensés. Quarante-cinq ont été comptabilisés, en majorité provenant des patients (40%). Les questions portaient sur les interactions médicamenteuses (62.2%), des problématiques organisationnelles relatives au plan de prise ou à l’approvisionnement du traitement (31.1%) ou la survenue d’effets secondaires (6.7%).

 

  • Discussion/Conclusion
  • Notre expérience croissante met en évidence la nécessité d’intensifier cette relation directe patient / pharmacien hospitalier / pharmacien d’officine. Le développement de notre activité de communication vers la ville nous semble devenir une évidence pour sécuriser le parcours de soins en oncologie.
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